L’Ensevelissement By Maurice Rollinat

L’Ensevelissement

On sonna fort. J’allai bien vite ouvrir la porte,
Et je vis un grand coffre horriblement oblong
Près duquel se tenait un petit homme blond,
Qui me dit : « Monsieur, c’est la bière que j’apporte.

Et je baignai de pleurs la pauvre face morte,
Tandis que les porteurs entraient par le salon.
Au dehors, un voisin raclait du violon,
Et les oiseaux chantaient : ― « Diable ! l’odeur est forte ! »

Dit l’un des hommes noirs. ― « Y sommes-nous ? ― Vas-y !
Répliqua l’autre. ― Hélas ! Et le corps fut saisi,
Et l’on allait fermer la boîte mortuaire,

Quand tous deux, avec une inoubliable voix,
Me dirent en pinçant l’un des bouts du suaire :
« Voulez-vous le revoir une dernière fois ?

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